Pour construire un véritable État partenaire, il est nécessaire d’impliquer dès le début les citoyens. Traditionnellement, l’implication des citoyens au sujet d’une réforme se présente sous deux formes antagonistes : le référendum, extension de la démocratie représentative, et la participation, qui trouve sa source dans la démocratie participative.
Les citoyens perçoivent l’optimisation du fonctionnement de l’État comme une nécessité mais sont méfiants à l’égard des tentatives de réforme. L’expérience prouve que les réformes qui imposant des solutions sont souvent mal comprises et mal acceptées. A l’inverse, dans les pays où les partenaires sociaux ont été largement consultés et ont pu être associés à ces réformes, les conflits sociaux ont pu être évités.
Le changement créatif de l’État doit donc apparaître comme une démarche consensuelle plutôt qu’un choix politique partisan. Cette conversion de l’État vers le partenariat suppose d’accepter que des citoyens participent au débat et à l’action publiques.
Dans ce cadre, on comprend que l’organisation d’un référendum apparaît à contre courant.
L’État partenaire n’est pas une nouvelle promesse politique mais le but d’une action politique longue. Cela nécessite la participation de citoyens volontaires et responsables sur le long terme. Cela suppose le soutien d’un réseau d’associations avec qui l’État s’engagerait à un nouveau contrat social, matérialisé par des comités d’actions, sensés suivre la mise en œuvre du changement. Un mouvement d’opinion relais doit s’organiser pour promouvoir le changement .
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