Définir le rôle de l’État, central et décentralisé
L’État central comprendrait tous les domaines assurant la cohésion sociale et le développement harmonieux de l’ensemble des régions françaises.
L’État décentralisé assurerait la satisfaction des besoins nécessitant une réponse territorialisée.
Créer un « Conseil des Sages » garant du rôle de l’État Il serait bon qu’une instance indépendante et neutre soit garante de cette transformation progressive de l’État sur une dizaine d’années. Nous pouvons imaginer qu’un « Conseil des Sages » composé de personnalités reconnues et choisies en dehors de toutes orientations partisanes, prenne en charge cette transformation. Ce Conseil formulerait des avis qui, s’ils n’étaient pas suivis, nécessiteraient de se justifier devant les représentants du peuple.
Avoir un pilotage mené par un grand serviteur de l’État, en relation directe avec le Premier ministre
Le recours à une personnalité d’exception, reconnue comme un grand serviteur de l’État, permettrait d’envisager le processus de réforme à long terme et indépendamment des échéances électorales. En outre, le système de répartition des économies réalisées aiderait les ministres à faire passer leur ministère d’une logique de moyens à une logique de performance.
Rénover le dialogue social
La négociation sociale est en panne et il reste à inventer des modes de régulation des rapports sociaux à la fois responsables et respectueux de chacun. Dans ce cadre, le recours à un médiateur, extérieur aux parties prenantes, préalablement au déclenchement d’une grève, pourrait être une piste intéressante.
Associer des citoyens à la conduite de la réforme
Dans la majeure partie des pays où la réforme de l’État s’est passée dans la sérénité, l’intérêt des citoyens a été mis en avant. En France, la prise en compte de l’intérêt des citoyens pourrait être renforcée grâce à la création de « Comités Consultatifs de Citoyens », constitués en partie de citoyens compétents, en partie de citoyens tirés au sort parmi des volontaires pour remplir une mission d’intérêt général.
Faciliter les relations transversales au niveau de l’État décentralisé
Il conviendrait de permettre aux Préfets d’avoir des actions de coordination entre les différentes directions notamment départementales.
Adapter l’orientation des fonctionnaires aussi bien au niveau de l’État central que décentralisé
Depuis des années des secteurs d’activité diminuent alors que d’autres connaissent une croissance significative. Il semblerait intéressant de faire glisser des postes relevant des premiers vers les seconds.
Encourager le passage des hauts fonctionnaires au niveau de l’État décentralisé et des fonctionnaires de terrain en administration centrale.
Aller vers un recrutement mixte public–privé dans une logique de missions
Continuer à développer l’aptitude au management des cadres en infléchissant en fonction des nouveaux objectifs
La formation des agents publics doit être adaptée aux nouveaux enjeux : encourager l’innovation, la qualité des stratégies et l’efficacité des organisations.
Associer des volontaires à l’État
Il semblerait intéressant de développer, à côté de l’État décentralisé, des services permettant l’engagement de citoyens volontaires (à l’instar des sapeurs pompiers volontaires). Ces services seraient d’un coût moindre, bénéfiques à la collectivité et permettraient aux citoyens à la recherche d’une utilité sociale de la trouver.
Communiquer
La communication relative au changement de l’État devra illustrer la pertinence du projet, mettre en avant les personnes qui s’y investissent et très vite valoriser des actions de terrain.
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